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Allez Grand-mère Bernadette est une adorable vieille dame âgée de 89 ans, muni dun sens de lhumour incomparable, elle aime raconter des blagues à son petit chien Toufou ! Voilà comment elle a baptisé son pincher nain : Toufou. Pas la peine de se demander pourquoi ce nom. Bernadette aime Toufou et il le lui rend bien, en fait, heureusement que son chien est à ses côtés parce que sinon elle se sentirait encore plus seule quelle ne lest. Son mari, plus âgé de cinq années, est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Sil était en liberté, il risquerait de blesser beaucoup de monde, voire de les tuer. Jadis, il était commandant dans larmée, il dirigeait un petit bataillon de sept personnes aussi kamikazes que lui, ceux qui les connaissaient ou en avaient entendu parler surnommaient cette équipe : lescadron de la mort. Des soldats capables daccomplir nimporte quelle mission, le genre dhommes spécialement envoyés pour effectuer des opérations coups de poing ultra secrètes et ultra périlleuses, pour faire le travail que personne ne veut faire. Mais à force de missions et de passion, il est resté dans cet univers où lennemi est partout et nimporte qui. Il est resté lhomme qui voit le mal à chaque coin de rue, qui voit une arme à feu pointée sur lui, prête à vider son chargeur. Bernadette lui rend visite au moins une fois par semaine, sans son chien, les animaux ne sont généralement pas admis dans ce genre dendroit. Il lui demande toujours des nouvelles de Toufou, il ladore et lui manque terriblement, il est triste ne pas pouvoir le voir, ailleurs que sur les photos que sa femme lui ramène. Grand-mère lui raconte les joies que son chien lui procure, et linterné lécoute et boit toutes ses paroles. Il simagine, chez lui, avec sa femme et son chien, comme autrefois avant que le démon nait entièrement envahi ses pensées. Il simagine, au bord du lac de la Madine, jetant au loin des cailloux pour que son chien saute dans leau et le les lui rapporte. Il se rappel de sa petite bouille, tenant dans sa petite gueule une petite pierre. Cette heure de visite est à chaque fois si passionnante quelle passe comme une minute, et quand le moment est venu de partir, Grand-mère embrasse un homme qui parait complètement guéri, défait de toute cette paranoïa, du moins jusquà ce quil lui demande de bien faire attention de ne pas se faire suivre. Puis elle rentre chez elle, déçue, comme toutes les fois où elle est venue le voir. Depuis un pont situé à deux cents mètres de sa maison, elle vit devant sa porte dentrée, un petit chien assis sur son paillasson. Cétait Toufou, il attendait tranquillement que sa maîtresse rentre. Mais Bernadette ne laisse jamais son chien sortir quand il ny a personne à la maison. Alors, que faisait-il dehors ? Grand-mère avait certainement dû laisser une fenêtre ouverte. Heureusement quil aime son foyer et quil ne sest pas enfoui. Sa maîtresse pressa le pas, à son âge elle ne pouvait plus courir mais elle pouvait marcher très vite lorsque cétait nécessaire, et là cétait urgent ! Ses pieds la faisaient terriblement souffrir, sans ses chaussures pour les retenir, ils auraient doublé de volume. Épuisée et choquée, elle arrêta sa course devant le portail qui la séparait de lentrée de sa maison, elle ouvrit le portique puis savança doucement vers son pincher nain. Oh ! Mais comme tu es dégueulasse. Lui révéla telle en ouvrant la porte. Tu vas tout de suite prendre un bon bain, je nai pas envie que tu salisses toute la maison. La douche obligatoire achevée, Grand-mère sinstalla sur son rocking-chair afin de terminer son oeuvre : une splendide petite veste pour que Toufou nai pas froid cet hiver. Son petit chien était couché devant elle, il séchait sur le tapis et regardait méchamment sa maîtresse se balancer. Il lui en voulait terriblement, pour lui ce bain était plus une punition quune remise à neuf. Les heures sécoulèrent et Grand-mère navait toujours pas terminer la veste de son pincher nain. Dehors le soleil sétait couché et la nuit avait pris le relais. Une lampe de chevet allumée, Bernadette continuait sa couture, tête baissée, le regard toujours concentré sur les aiguilles. Elle maniait tout cet attirail avec une rapidité, une habileté et une dextérité inimaginable. Elle dut, à plusieurs reprises, relever les yeux, quelque chose la gênait, quelque chose la perturbait dans son travail et lui chamboulait toute sa concentration. Elle avait remarqué que son chien se réveillait souvent, se levait et se grattait. Grand-mère narrêta pas pour autant sa création, elle déteste remettre le travail en cours au lendemain, elle préfère encore se coucher tard et lavoir terminer que de sendormir en sachant quune de ses oeuvres reste inachevée. De toute manière elle na pas sommeil. La lune est pleine et la lampe de chevet est toujours allumée, juste assez pour éclairer son travail et son chien. Bernadette eut tout à coup un sursaut de joie, un grand sourire envahit ses lèvres, le tricot était enfin terminé. Lentement, elle le leva au ciel et dit à son chien : Regard Toufou il est pour toi, tu nas plus à tinquiéter pour le prochain hiver, tu auras bien chaud avec ça. Le petit chien leva la tête, il était toujours sur le tapis, il regarda sa maîtresse puis se mit à se gratter. Mais quest-ce que tu as avec cette manie. Quelque chose ne va pas ? Bernadette se leva du rocking-chair, sapprocha du chien et vit une puce se promener sur son pelage blanc. Le choc était terrible pour Grand-mère, une satanée minuscule bestiole se baladait sur le dos de son Toufou adoré alors quelle lui avait fait prendre un bain. Mais pourquoi avait-elle oublié de fermer cette saleté de fenêtre ? Pourquoi ? Cétait monstrueux, horrible, épouvantable ! Il ny a rien de pire quune puce, cest pratiquement impossible de se débarrasser de ces choses. Et sil y en a une, cest quil y en a peut-être des dizaines, et demain il y en aura des centaines, et après des millions. Mon Dieu ! Jura Bernadette scandalisée. Dès demain matin, jirais acheter du produit miracle qui te débarrassera de ces monstres. Tu verras mon petit, on les aura ces salopes ! Le lendemain matin savérait être alarmant pour la santé de Toufou, les puces qui avaient envahis son poil sétaient développées à une vitesse phénoménale. Le produit miracle devenait indispensable. Grand-mère oublia pour une fois ses habituelles corvées matinales et sen alla à la recherche dun vétérinaire. Si elle aurait pu, elle aurait pris celui de son chien mais Toufou nen avait pas. Il avait été trouvé, bébé, et jamais Bernadette de sest inquiétée pour déventuels vaccins ou na eu besoin des services dun vétérinaire. Au bout de trois quarts dheures de marche et de recherche intensive, Bernadette se trouvait devant lentrée dun immeuble. Elle sonna sur le bouton situé à côté de létiquette où il y avait écrit vétérinaire et attendit. Personne ne lui répondit mais une sonnette se fit entendre, immédiatement Grand-mère poussa la porte qui souvrit sans forcer. Derrière se trouvait un petit couloir, elle lemprunta et sarrêta au bout, devant un escalier. Sur sa droite se trouvait une nouvelle porte, elle sonna, entra directement et vit une salle dattente complètement vide. Alors elle fit ce quil lui restait à faire, Bernadette sassied sur une chaise et soccupa avec un magazine à scandale de 1983. Quelques minutes plus tard, un homme se présenta et demanda à Grand-mère de bien vouloir le suivre. Je ne vous ai jamais vu auparavant madame ? Bernadette ira très bien. Cest la première fois que je viens vous voie et euh¼ Jai un petit chien que moi et mon mari avons adopté il y a quelques années, un adorable petit pincher nain. Nous navons jamais eu le moindre problème, cependant depuis hier, il se trouve être la victime dune invasion de puces. Ahhh ! Je vois très bien, il na rien eu de pire que ces minuscules choses dans lhistoire canine. Heureusement pour vous et pour votre chien, il existe aujourdhui des produits très efficaces qui agiront en très peu de temps. Le vétérinaire se dirigea vers une armoire, louvrit et en sortit deux petits tubes quil tendit à Bernadette. Grâce à cela, continua til, votre chien sera débarrasser de toutes puces. Videz un tube sur lui dès ce soir et lautre le demain matin, il faut surtout que vous frottiez bien afin que le produit agisse sur toute la surface du corps. Après quoi vous devrez attendre un ou deux jours et toutes ces insupportables puces ne seront quun mauvais souvenir. Je peux vous assurer que vous serez surprise par lefficacité de ce produit. Vous croyez que ces deux petits tubes suffiront à tuer tous ces envahisseurs ? Cest Comment dire ? Une sorte de produit miracle. Ne vous fiez pas à la quantité mais à la qualité. Un seul aurait suffit mais il vaut mieux être prévoyant. Sils sont si puissants que vous le dites, cest quils pourront faire du mal à mon Toufou. Non, nayez aucune crainte. Vous pouvez vider un baril de trois bons litres de ce produit sur votre animal sans quil nen souffre. Essayez sans vous angoisser et vous men direz des nouvelles. Et combien cela coûte til ? Seulement cent quarante francs. Bernadette hésita un moment puis elle se dit que la santé de son chien était plus importante que largent. Alors elle paya le vétérinaire tout en le remerciant pour ce service et sen alla retrouver son pincher nain complètement soulagée. Le soir même Grand-mère utilisa le produit sur son petit chien. Toufou était content en la voyant arriver avec le petit tube, il devait savoir que cela servait à tuer ces envahisseurs et il devait surtout en avoir marre de gratter à longueur de journée. Bernadette trouva ce liquide plutôt agressif, à peine en avait-elle déposé sur sa main que ça lui piquait mais le vétérinaire lui avait bien dit quil ny avait rien à craindre. Alors elle évita de sinquiéter. Le plus à plaindre dans cette histoire cétait son chien, visiblement, il en souffrait et il pleurait. Ca faisait mal au cur de sa maîtresse, terriblement mal. Tout ce quelle pouvait faire cétait le réconforter, elle lui parlait, doucement, elle le rassurait, le félicitait et lui assurait que ce nétait quun sale moment à passer. En fait il y en avait deux mais Grand-mère ne désirait pas apeurer son Toufou davantage. Il était déjà assez perturbé comme cela La nuit fut horrible pour Toufou et sa maîtresse, pendant des heures il avait pleuré, tout ce temps Bernadette est restée à ses côtés, fût un moment où il sendormit, sa maîtresse aussi. Quelle horreur le lendemain matin, aussitôt Grand-mère réveillée, elle alla directement voir son chien. Il dormait paisiblement, très paisiblement, trop paisiblement. Il était mort, le produit lavait tué. Bernadette le pris entre ses bras, elle ne comprenait pas ce quil sétait passé, la veille il pétait la forme et aujourdhui Machinalement, elle regarda ses mains, elles étaient rouge, il y avait des croûtes et des brûlures, elles avaient été rongées par le produit. Une tristesse dune profondeur indescriptible envahis la pauvre Grand-mère, les larmes de tout son corps remontèrent lentement, doucement, elle les sentait arriver. Vint le moment où elle ne pût les retenir et dévoila une scène de désespoir insupportable. Le petit chien mort dans ses bras, Bernadette pleurait cette mort et la solitude, sa solitude. Il fallait réagir, elle ne pouvait pas en rester là, la mort de Toufou ne devait pas être vaine. Ce charlatan de vétérinaire doit payer mais avant, il faut annoncer cette terrible nouvelle au maître de la victime. Bernadette fît la seule chose qui lui vint à lesprit, quelque chose quelle effectua à contre cur mais il lui fallait le faire. Elle creusa, à mains nues, une petite tombe dans son jardin. Elle habilla son petit chien mort de la veste quelle lui avait cousu afin quil nait pas froid cet hiver. Le trou rebouché, une petite prière, un dernier adieu, la dernière larme, Grand-mère se doucha, shabilla puis direction lhôpital psychiatrique. Lhomme en blouse blanche tapa rapidement trois fois sur la porte, il fit une petite pose et redonna deux coups, un nouveau temps darrêt puis derechef trois coups. Un homme de lautre côté de la porte demanda en hurlant lidentification du visiteur. Cest linfirmier Kleene mon commandant, votre femme voudrait vous voir. Entrez ! Lhomme en blanc ouvrit la porte et laissa passer Bernadette, il fit un signe de la main à linterné en guise de salutation puis repartit à ses occupations, laissant seule Grand-mère avec son mari. Bonjour mon chéri, comment vas-tu aujourdhui ? Comme un homme enfermé Un peu comme la fois où javais été obligé de me cacher pendant trois jours dans un trou pour ne pas me faire attraper par lennemi ! Je commence à my habituer et ils sont tous vraiment sympathiques ici mais passons, comment va mon petit Toufou ? Qua til encore fait comme bêtises ? Lheure de vérité si méprisée était arrivée, il fallait lui dire mais comment. Simplement comme il aimerait lentendre. Une longue inspiration puis Bernadette se lança : Toufou est mort au combat. Son ennemi a utilisé une arme dont je ne pouvais me douter, moi-même jen ai ressenti les effets. A quel genre darme penses-tu ? Un produit chimique hautement puissant. Quelle horreur, il a dû souffrir. Tu dois le venger, tu dois trouver lennemi et lanéantir. Je sais qui est cet ennemi et où il se cache, jaimais mon Toufou et jamais je naccepterais que lhomme qui la tué vive. Attend ! Ne taffole pas. Noublie jamais les leçons que je tai apprises, tu dois avant tout étudier et connaître ton ennemi. Seulement après tu attaqueras. A vos ordres ! Lança Grand-mère en se mettant au garde à vous. Elle effectua un demi-tour et se dirigea vers la porte quand son mari lappela. Grand-mère lui fit face et linterné lui dit : Redevient la Mamie-destroy que tu étais jadis, fais en de la chair à pâté. Ai confiance, il souffrira deux fois plus quil a fait souffrir Toufou, il me suppliera pour que je lachève au plus vite mais je nen ferais rien. Il mourra lentement et avec les pires tortures comme je sais si bien les faire. Grand-mère avait subitement changé de visage, les cils froncés, les dents serrées, elle changeait de personne. Ce nétait plus la petite mamie fragile et innocente, gentille et douce comme elle la toujours été Désormais, cétait Mamie-destroy. Il ne lui servait à rien de faire un petit tour de repérage ou despionner son ennemi comme lui avait conseillé son mari vu que tout cela avait été fait lorsquelle avait été chercher de laide. Cest dans son instinct de tueuse, elle ny avait pas fait attention chez le vétérinaire mais inconsciemment elle voyait tout, elle regardait tout et elle enregistrait tout. Bernadette avait déjà une idée de torture à infliger à lescroc de vétérinaire, elle vengera Toufou avec le produit qui la tué. Il lui en restait un tube Grand-mère nose même pas imaginer leffet que cela aurait produit si elle avait versé les tubes sur son chien. La mort aurait peut-être été plus rapide, la douleur plus forte. Elle ne préfère pas y penser. La guerre est déclarée, pantalon noir, gilet par balles dissimulé sous un épais blouson noir, Bernadette est armée du vieux famas de son mari. Énervée et prête à tout pour venger la mort de son petit chien, elle na quune envie, faire un carnage. Tranquillement, Grand-mère se gare devant le cabinet de lassassin, elle descend de la voiture, ouvre la porte arrière et attrape délicatement Toufou. Une dernière inspiration puis Bernadette se lance. Un puissant coup de pied suffit à casser la porte dentrée en deux, dune marche rapide et tendue, elle traversa en trois secondes le couloir. Un deuxième coup de pied puis Grand-mère se trouvait devant la salle dattente, deux vieilles dames accompagnées de leur caniche y attendaient sagement leur tour. A cause de tout de ce vacarme le vétérinaire accourut, il vit Bernadette et la reconnue aussitôt. Dès quil vit quelle était venue avec une arme, il courut senfermer dans son bureau. Mamie-destroy le laissa faire, elle voulait le voir terrifié, elle voulait quil sache à qui il avait à faire. Inquiètes pour leur vie, les deux vieilles dames se dépêchèrent de sortir. Un dernier coup de pied et le souhait de Grand-mère était réalisé : lultime face à face. Comment va lenfoiré descroc qui a tué mon chien ? Demanda Bernadette tout en lui expliquant la raison de sa visite surprise. Le vétérinaire narriva pas à y répondre, collé contre son armoire à médicaments, il narrêtait pas de bégayer et de trembler. Le visage pâle, la queue entre les jambes, il se laissa glisser et sassit. Il entoura ses genoux de ses bras et posa son visage dessus, comme sil essayait de se protéger. Je suis désolé ! Réussit-il à dire entre deux bégaiements. Il est trop tard pour labsolution, le mal est fait, regarde le. Délicatement, Grand-mère déposa Toufou devant le meurtrier qui leva la tête et implora lenragée de le laisser vivre. Vous navez pas compris, continua telle, je ne vais pas vous tuer, cest vous qui allez le faire. Mamie-destroy attrapa le pleurnichard par les cheveux, elle le plaqua dos contre le sol, lui posa le bout du canon de larme empruntée contre le front. Main droite sur la gâchette prête à faire feu, elle glissa la gauche dans la poche de son blouson pour un ressortir un tube. Grand-mère ôta le bouchon avec ses dents puis elle déposa une goutte dans chaque oeil. La peur du vétérinaire fût rapidement accompagnée dun hurlement, le produit lui brûlait les yeux. Bernadette le lâcha et sécarta de la victime pour mieux le contempler entrain de souffrir. Ce dernier se frottait énergiquement les yeux dans lespoir datténuer ses souffrances mais leffet inverse se produisit, il se rendit vite compte quil étalait le produit, le liquide lui brûlait maintenant les yeux, le contour des yeux et les mains. Ton arnaque miracle te fait terriblement mal ? Repris Grand-mère. Imagine un peu ce qua pût ressentir un petit chien de la taille de Toufou. Je ne sais même pas si cest ton produit qui la tué ou la douleur. Je suis désolé Je ne veux pas de tes excuses, je veux ta mort. Le vétérinaire ne pouvait pas savoir ce que mijotait Bernadette, lanti-puce lui avait tellement abîmé les yeux quil ne voyait plus rien. Il sentait quelle préparait quelque chose, il se calma et écouta. Il entendit Mamie-destroy fouiller dans son placard et il savait très bien ce quelle allait y trouver : la panoplie du parfait escroc inconscient de la dangerosité de ses remèdes. Que faites-vous ? Demanda til inquiet. Nous allons tester ce que vous donnez aux animaux. Bernadette sassit sur le vétérinaire, les genoux écrasant les bras afin de les bloquer puis elle mit des gants en cuire pour se protéger les mains. La dernière fois que je suis venue, vous maviez dit que je pouvais les essayer sans mangoisser. Cest exactement ce que je vais faire mais nayez aucune crainte, ces produits sont inoffensifs. Je vous faisais entièrement confiance et vous mavez trahis. Vous croyez réellement que vous pourriez arnaquer des vieilles dames sans défense pendant encore longtemps ? Il est lheure de démissionner. Mamie-destroy commença sa vengeance par quelques échantillons de pommades quelle étala sur tout le visage, puis vînt les liquides et enfin les comprimés. Quand vînt la mort, Grand-mère navait pas terminé. Elle continuait, elle vidait des boîtes entières de cachets dans la bouche ouverte du cadavre. Lorsquelle se rendit compte que le vétérinaire était décédé, elle se releva, contempla le corps, ricana puis termina la visite par sa formule préférée : Personne nemmerde Bernadette ! FIN.
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