![]() |
| Accueil - Auteurs et oeuvres - Forum - Liens - Divertissements - Webmasters - Salmigondis - Boutique - Contacts - ? |
|
Je
suis une vampire Sans attendre, alors que jétais restée nue toute la journée, jenfilais ma robe la plus sexy, ne prenant même pas la peine de mettre un quelconque sous-vêtement. Alors que la saison était plutôt fraîche, je sortis sans le moindre manteaux, à peine couverte par le morceau de tissus qui me servait de robe. Correspondant à mon ancienne anatomie, elle laissait ressortir le moindre morceau de chair en trop, et la plupart des hommes que je croisais durent avoir la plus belle érection de leur vie en me croisant. Je me rendis vers le bois le plus proche, non sans être abordée sans cesse durant mon trajet. Je désirais chaque être qui me croisais, homme ou femme, mais en même temps je les ressentais. Je savais lesquels étaient vieux, lesquels étaient malades, lesquels étaient jeunes, je le sentais et je le savais. Aucun, parmi ceux qui avaient tenté de maccoster, navait ce que je désirais. Finalement jabordais lorée dun bois. Bien sûr nombre de prostituées encore plus dénudées que moi sy trouvaient, mais je nen avais que faire, cétait le lieu de la chair et cétait la chair qui me guidait. On vint maborder, dautres prostituées qui ne voulaient pas de concurrence sauvage. Lune delle me frappa. Je ne sentis rien, si ce nétait de la haine. Dune gifle, je lui entaillais la figure de mes ongles, laissant trois larges traînées de sang. Le coup fut si rapide et si fort , que les deux putes qui laccompagnaient préférèrent lemmener au loin pour soccuper delle, plutôt que de riposter. Moi, je léchais avec avidité le sang sur mes doigts. Elle était malade et droguée, et le goût était amer, mais cétait un amuse gueule qui accentua mon envie. Des gens vinrent me voir. Trop vieux, trop malade, je les repoussais. Finalement, je vis enfin venir vers moi quelque chose qui me faisais réellement envie. Jeune, sûrement étudiant, il avait une musculature proche dun athlète. Il était propre dans sa chair et dans son âme, ce qui le rendait encore plus désirable. Je lemmenais à lintérieur du bois. Il était fébrile dimpatience, moi aussi. Il me prit avec délicatesse, mais je le poussais à plus de violence car même sil était bien membré je souhaitais le sentir pleinement. Il ne se fit pas prier, et guidé par son instinct il se mit à me pénétrer de plus en plus fort. Cétait délicieux, jétais plus sensible quavant, javais limpression de jouir en continu. Je le sentais sexciter en moi. Son corps se crispais sous leffet du plaisir montant, ses bras se refermaient autour de moi, me serraient et me faisait mal mais jaimais ça. Il jouit, et alors je fus remplie dune envie animale et meilleure que le plus puissant des orgasmes. Le sang jaillit de lartère de son bras droit sans quil comprenne ce quil se passait. Le sang coulait dans ma bouche et me donnait une énergie nouvelle en même temps quun plaisir orgasmique, unique en son genre. Comme moi la veille, il essaya de se dégager de létreinte de la mort, mais comme moi la mort le tenait trop bien. Par contre, je le vidais sans lui laisser la moindre chance de survie. Je le sentis partir dans mes bras, je sentais le froid qui lenvahissait, sa conscience qui vacillait, la peur qui fit place à la résignation. Cétait agréable, je lenviais presque de rejoindre la plénitude absolue. Quand il fut mort, je cessai de lui sucer le sang que le cur ne pompait plus, car il avait le goût de la mort alors que cest la vie que je voulais. Je le regardais, mort et plein de sang. Il était beau, et je sentais sa vie en moi qui décuplait mes forces. Sans me soucier de ma nudité, je me mis à courir à travers le bois. Je courus, courus, ne sachant plus si jétais une femme ou un animal.
Sexe et sang étaient désormais le lot de mes nuits, tandis que la journée je mettais le masque dun être humain. Le temps navait plus aucune importance, seule les sensations éprouvées en avaient. Cétait la plus grande impression de liberté quun être humain pouvait éprouver. Les jours passaient et je ne vieillissais plus, je néprouvais pas la douleurs, physique ou morale, et les seuls besoins de mon corps étaient si enivrant que ce nétait pas une contrainte. Cétait dune certaine manière la drogue ultime. Javais parcouru le monde, connu le sang des hommes et des femmes de tous les peuples, tuant la plupart, laissant de quoi survivre à dautres, donnant le pouvoir du sang à quelques uns, sans même savoir pourquoi. On mavait parfois chassée, surtout dans les ethnies reculées où lon savait nous repérer. Mais je ne combattais jamais, à moins dy être forcée, car il était fini depuis des siècles le temps où le sang frais était rare. Quant aux autres de ma race, je les évitais comme eux mévitaient, sauf mes enfants en qui javais droit de prendre le sang, plus puissant que celui dun humain, comme moi je me devais à mon père, qu'hélas je ne croisais pas. Je savais quil était puissant, car jamais je navais retrouvé une aura aussi grande que la sienne.
Jétais en Inde, des années, peut-être des décennies plus tard. Le sang ne manquait pas, même sil fallait se rabattre sur les castes supérieures pour avoir de la qualité, et quelles étaient bien moins nombreuses que les castes miséreuses. Comme souvent, je me faisais passer pour une pute de luxe, ce qui me facilitait beaucoup les entrées parmi les gens fortunés. Bien sûr largent navait plus pour moi aucune importance, puisque jétais immortelle tant que javais du sang humain à absorber. Seulement, voler les riches victimes permettait de se créer une fausse vie civile à chaque fois que jarrivais dans un nouveau lieu, car je navais ni le pouvoir de créer des vêtements ni celui délever une maison instantanément. Pris dans le jeu de mon rôle, je métais fait réservé ma nuit par un riche hindou qui avait fixé le rendez-vous par le biais intermédiaires. Je naimais pas vraiment cela, car je ne savais pas sur quel chair jallais tomber, mais des questions discrètes me permirent de savoir que lhomme était en plein âge mûr. De plus, je connaissais les habitudes de ce genre dindividu, et je savais que nous serions certainement plus que deux cette nuit, ce qui me laissait lespoir dun second contentement en cas de déception. Jallais être payé une fortune par un homme à qui jallais apporter la mort. Je me rendis dans un somptueux palais sauvegardé des ravages du temps. Bien que ma sensibilité au charme de ce monde avait beaucoup changé après ma renaissance, je ne pouvais rester insensible à un tel raffinement, uvres de mortels qui espéraient ainsi devenir immortel. On mamena à sa chambre, immense et somptueuse. Dans un tel endroit, le plus grand des humains aurait semblé misérables, mais pas lui. Enfin javais retrouvé mon père, mon amant, mon tueur. Il était toujours aussi beau, aussi fort, aussi désirable. Dautres femmes étaient présentes, de jeunes vierges. Elles furent délicieuses, nous leurs fîmes lamour avant de nous en abreuver. Leurs chairs étaient agréable et leurs sangs étaient frais et riches. Celui-ci avait jaillit à flot, et les larmes de la vie perdue avait coulées. Nous, créatures des ténèbres, nous nous vautrions dans une mare de sang, le corps entièrement recouvert de cet enivrant nectar, les cadavres des jeunes femmes autour de nous. Seule, nous avions abandonné nos misérables enveloppes humaines, laissant lanimal qui était en nous prendre le dessus. Je le trouvais aussi magnifique que javais pu le trouver horrible la première fois que je lavais vu ainsi. Désormais, je savais quil nétait pas un vampire parmi les autres, quil était lun de leurs princes, et quil avait parcouru de nombreux siècles. Il me prit de nouveau, et bien sûr je nattendais que cela. Il me martelait tandis que je le griffais, ce nétait pas violence mais sauvagerie, une sauvagerie qui nous procurait le plus pur et le plus fort des plaisirs. Il me fit jouir plusieurs fois, il souhaitait me procurer la plus grande des joies. Mon corps était complètement bouleversé par tous ces spasmes de plaisir, et je sentais que quelque chose se passait. Je compris, alors quun nouvel orgasme arrivait, que lui-même se laissait aller au plaisirs. Il se déversa en moi, et mon corps transcendé accepta la semence. Alors il prit son dû. Il se délecta de mon sang, et jéprouvais moi-même du plaisir à lui donner ce qui lui revenait de droit. Je sentais quil retrouvais une énergie décuplée grâce à ce sang déjà distillé, et dont jétais gorgé suite à lorgie qui avait précédé. Il me laissa au bord de linconscience, je mendormais. Je me réveillais dans une autre chambre du palais, plus petite mais toute aussi luxueuse. Un jeune homme se tenait à mes côtés dans le lit. Je profitais que le soleil nétait pas complètement levé pour me repaître.
Après cela jai quitté le monde des hommes. Un instinct me poussa à fuir toute forme de civilisation. Je regagnais le cur de lEurope, mabritant dans les grandes forêts qui la parcourait, vivant comme un animal, courant nu dans les bois, chassant mes victimes sans chercher le plaisir de la chair. Mon corps changeait, la vie grandissait en moi, la vie dun être exceptionnel dont le monde se souviendrait. Enfin vint le jour de la délivrance, lêtre que je portais en moi naquit en mapportant une nouvelle sensation de la chair, une sensation horrible et délicieuse à la fois. Cétait lors dune magnifique nuit de pleine lune, je me souviens des loups qui hurlèrent à la mort lorsquil cria pour la première fois. Ainsi javais accompli mon destin, javais permis au démon dêtre chair afin dassouvir son règne en ce monde dépravé qui nattendait que lui. Et comme nimporte quelle mère de ce monde, je regardais avec amour ce démon, futur roi de ce monde, boire tranquillement le sang de mon sein. Fin
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||