3 dangers du Metaverse selon les experts

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« Metaverse » est déjà un terme répandu et familier. Lorsque Mark Zuckerberg en a parlé en 2021, dans le cadre de son discours annonçant le lancement de Meta, les experts en technologie et en innovation ont froncé les sourcils. Le Metaverse serait un univers virtuel sans limites, une extension virtuelle de la réalité, grâce au développement de la réalité virtuelle et augmentée, de l’intelligence artificielle et de la programmation.

Jusqu’à présent, tout va bien. Des jeux en 3D révolutionnaires, des lunettes de réalité ultra-augmentée, des voyages dans l’espace sans quitter son domicile, et bien plus encore.

Tout cela semble formidable, sauf si l’on tient compte de la cybersécurité. C’est-à-dire, les dangers que nous pourrions encourir avec le Metaverse. Voici ce que certains experts ont dit à ce sujet :

Augmentation du nombre de cyberattaques

Il existe actuellement des mécanismes permettant de protéger notre identité en ligne dans n’importe quel système d’exploitation, comme les VPN pour Android, Xbox ou PlayStation. Mais dans un futur métaverse, ces mesures pourraient ne pas suffire, ou les entreprises de cybersécurité pourraient devoir se réinventer.

Les experts soulignent que le développement d’un ou plusieurs métaverse pourrait entraîner des risques en matière de violations de données, d’attaques par des logiciels malveillants et de formes astucieuses (et agaçantes) de publicité invasive.

D’un point de vue technologique, il faudrait développer des techniques de protection de la vie privée, ou de nouveaux protocoles de cryptage. Et d’un point de vue réglementaire, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant qu’il y ait des lois sur la gestion de la sécurité dans le métaverse.

Trop de matériel, trop de vulnérabilités

Jusqu’à présent, il n’existe aucun « dispositif métaverse » qui nous permette d’étendre notre conscience ou nos limites physiques d’un simple clic ou d’une simple pensée. Jusqu’à présent, l’introduction à un métaverse passe par une myriade de consoles et d’outils ; des lunettes de réalité augmentée ou des gants haptiques, pour ne pas dire plus.

Il est fort probable qu’à chaque fois, en fonction des « sensations » que l’on souhaite éprouver dans le métaverse, les développeurs proposeront un matériel spécifique. « Ceci » pour sentir les changements de température, et « ceci » pour sentir la chute libre. Et « ça » pour… eh bien, vous voyez le genre.

Plus il y a de matériel, plus il y a de points d’accès pour les pirates, plus il y a de dangers de cybersécurité et d’usurpation d’identité numérique.

Recrutements et conversations illégales

Parmi les autres dangers du métaverse figurent de nouvelles formes dangereuses de phishing. Imaginez un fraudeur dans un jeu de réalité virtuelle posant des questions étranges. Imaginez cela avec vos enfants.

Ou des conversations et des recrutements illégaux. Si, par exemple, il existe une politique de confidentialité pour cacher tout ce que nous faisons et disons dans le métaverse, cette même politique pourrait être utilisée en faveur de la protection des conversations criminelles. Cette frontière entre vie privée et sécurité peut être très délicate.

Réflexion : l’utilisation des réseaux sociaux est désormais si massive que le bouton « Signaler un abus » n’a plus guère d’utilité. Ou encore, face à la cybercriminalité ou au harcèlement, les policiers ne peuvent pas rassembler suffisamment d’informations et il est très difficile de contacter les entreprises colossales comme Google, Meta ou Twitter pour traiter les problèmes locaux. Quelque chose de similaire pourrait se produire avec le métaverse.

Enfin, il existe de nombreux autres dangers. Marché noir, détournement de données, vol d’identité… Cela ne veut pas dire que le métaverse est une mauvaise idée, c’est juste qu’il en est encore à ses débuts. Ceux d’entre nous qui s’y intéressent devront donc certainement attendre un peu plus longtemps.